En octobre 2013, la Cour de cassation avait annulé le renvoi devant les assises du Nord de Dominique Cottrez. La défense soutient que le délai de prescription, de dix ans en matière criminelle, doit commencer à partir de la commission des faits. Les avocats, Marie-Hélène Carlier et Frank Berton, s'appuient sur des expertises qui datent la naissance de sept enfants avant mai 2000, soit plus de dix ans avant la découverte des premiers corps le 24 juillet 2010, un «doute» subsistant pour le huitième bébé, né entre mai et septembre 2000, selon les experts.
La forte corpulence de Dominique Cottrez, qui exerçait la profession d'aide-soignante, avait rendu ses grossesses indécelables, que ce soit auprès de ses proches ou même de ses médecins. Devant la juge d'instruction, l'accusée avait expliqué avoir subi des faits d'inceste et avoir agi par crainte que les enfants ne soient de son propre père, mort en 2007.
La révélation de cette affaire, la plus importante en matière d'infanticide connue en France, avait créé la stupeur dans ce village du Nord et l'afflux de la presse du monde entier. Après deux ans passés en détention provisoire, Mme Cottrez a été remise en liberté le 2 août 2012 et placée sous contrôle judiciaire.
VIDEO. Octobre 2013 : le renvoi aux assises de Dominique Cottrez annulé
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